La prostate

Cancer de la prostate : pourquoi se faire dépister dès 45 ans

Au début, il ne donne aucun signe. Une prise de sang et un toucher rectal suffisent pourtant à le découvrir tôt, quand il se soigne bien.

Âges concernés Adultes actifs35–49 Adultes mûrs50–59 Aînés60+

Le cancer de la prostate est l’un des cancers les plus fréquents chez l’homme. Les hommes d’origine africaine sont plus souvent touchés, plus tôt, et parfois par des formes plus agressives. C’est pourquoi les urologues recommandent d’en parler à un médecin avant même d’avoir le moindre symptôme.

Un cancer qui ne prévient pas

Au début, le cancer de la prostate ne donne en général aucun signe. Il ne fait pas mal, ne gêne pas pour uriner et ne touche pas l’érection. Les symptômes apparaissent souvent tard : difficultés pour uriner, sang dans les urines ou dans le sperme, douleurs des os. On ne l’attend donc pas : on le recherche.

Le dépistage : deux examens simples

  • Le dosage du PSA (antigène prostatique spécifique) : une simple prise de sang. Un taux élevé ne signifie pas forcément un cancer : une prostate qui grossit, une infection ou un rapport sexuel récent peuvent aussi l’augmenter.
  • Le toucher rectal : le médecin palpe la prostate avec un doigt ganté. L’examen dure moins d’une minute ; il peut être désagréable, mais il n’est pas douloureux.

Si ces examens sont anormaux, l’urologue peut demander une IRM de la prostate puis, si besoin, une biopsie. Seule la biopsie permet d’affirmer un cancer.

À quel âge en parler ?

  • Dès 45 ans pour les hommes d’origine africaine.
  • Dès 40 ans si votre père ou un frère a eu un cancer de la prostate.
  • Après 70 ans, le dépistage se décide au cas par cas, selon votre état de santé.

Découvert tôt, il se soigne bien

Selon le stade et l’âge, l’urologue propose une surveillance, une chirurgie, une radiothérapie ou un traitement hormonal. Plus le cancer est découvert tôt, plus les traitements sont simples et efficaces.

Parlez-en lors de votre prochaine consultation, même si vous allez bien : c’est justement le bon moment.

Cet article informe et ne remplace pas une consultation. Pour toute question sur votre situation, parlez-en à un médecin.